
Dans la région de la cordillère noire du Pérou, comme dans beaucoup d’autres régions du monde, l’agriculture est sévèrement atteinte par les sécheresses de plus en plus longues et fréquentes. Ceci a pour conséquences, une augmentation de la pauvreté et un exode rural important des communautés isolées.
Au cours de l’époque pré-incas, les hauts reliefs de la région de l’Ancash faisaient l’objet d’un développement technologique soutenu dans le but de stabiliser et de contrôler le ruisselement des eaux superficielles assurant ainsi une production agricole suffisante et permanente. C’est ainsi que l’on retrouve dans les hautes altitudes (jusqu’à 5000 mètres), une multitude de micro-barrages construits en terres et en pierres. De plus de 100 mètres de long et de 2 à 4 mètres de hauteur, ils avaient pour rôle d’augmenter et de contrôler la capacité des eaux des lagunes.
Ces ouvrages vieux de 2000 ans, abandonnés depuis l’époque de la conquête espagnole, ne fonctionnement plus. Ils sont cependant restés intacts, malgré les bouleversements climatiques et environnementaux de ces derniers siècles, montrant ainsi leurs qualités extraordinaires en matière de génie civil.
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